De Taupont à Hanvec, de Californie à Menez Meur. La vie de Julien Prioux

Julien Prioux, locataire au bourg de Saint-Cadou


En 1886, Julien Prioux a 65 ans. Il décide de s’installer au bourg de Saint-Cadou.
 

• 15/03/1887. Adjudication des immeubles de la succession Gicquel

Me Casimir Troussel, notaire à Pleyber-Christ, est chargé de la succession de Jean Marie Gicquel qui vient de décéder le 16 décembre 1886 à Taupont (Morbihan). Jean Marie Gicquel n’ayant pas d’enfant, Julien Prioux fait partie des héritiers. Le document notarié indique qu’il habite à Saint-Cadou.

Archives départementales du Finistère, 4 E 254/173, 1887

L’an 1887, le mardi 15 mars à une heure de l’après-midi. Devant Me Casimir Troussel, notaire à Pleyber-Christ [...] Ont comparu : [...] 6° M. Julien Vincent Prioux, célibataire majeur, propriétaire, demeurant à Saint-Cadou, commune de Sizun. [...]


• 01/04/1891. Bail à ferme au Tréhou (Rosnonen)

Julien Prioux renouvelle un bail à ferme au Tréhou. Le document notarié indique qu’il habite au bourg de Saint-Cadou.

Archives départementales du Finistère, 4 E 262/245, 1891

1er avril 1891. Devant Me Floch, notaire à Sizun [...] A comparu : M. Julien Vincent Prioux, propriétaire, demeurant au bourg de Saint-Cadou, en la commune de Sizun. [...

• 24/05/1891. Dénombrement de population

Le recensement de population de 1891 indique que Julien Prioux, 69 ans, habite au bourg de Saint-Cadou. Mais dans quelle maison ? Et quel est son environnement ?

En 1880, la transformation d’un local en école de garçons est projetée. Un plan, consultable sur le site de L’inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, nous montre que ce local correspond à l’actuel Pub Saint-Hubert au croisement des routes de Saint-Cadou à Sizun et de Saint-Cadou à Saint-Éloy. Le projet est abandonné au profit de la construction d’un groupe scolaire quelques dizaines de mètres plus bas sur la route de Sizun (actuellement Gîtes de l’école). Le local initialement prévu est transformé en logement.

Julien Prioux emménage dans ce logement à l’automne 1886. Le recensement de population de 1891 indique qu’il vit seul. De nombreux documents nous montrent qu’il vit en pension de famille – par exemple à Landerneau – ou en hôtel – à Meilars –. À Menez Meur et, plus tard, au bourg de Hanvec, il a du personnel à son service. À Saint-Cadou, sans doute prend-il ses repas à l’auberge (actuel Pub Saint-Hubert) et confie-t-il l’entretien de son logement et de ses vêtements au personnel de l’établissement.

Le recensement de 1891 nous donne aussi de nombreuses informations sur son environnement : La population de Saint-Cadou est de 923 habitants dont 76 au bourg. Celui-ci est constitué de 16 maisons dont trois auberges, une épicerie, un débit de tabac, une saboterie, une forge et bien sûr la nouvelle école ouverte en 1884. Cette école accueillait 148 élèves en 1886. L’activité humaine dans le bourg (comme dans tous les bourgs à cette époque) est intense !

En juillet 1892, Julien Prioux achète une belle propriété au bourg de Hanvec. Cependant, il reste encore environ 18 mois à Saint-Cadou.

Wikimedia Commons, Pub Saint-Hubert, Henri Moreau, 2010.

Plan de l'école de Saint-Cadou, 1884. Dans le cadre de recherches sur des écoles de hameaux, nous avons récolté quelques informations sur cette école. Si ça vous intéresse, c’est par ici !

Quelques informations complémentaires

• Casimir TROUSSEL, fils de Ambroise Marie, huissier et de Jeanne Derrien, naît le 3 mars 1847 à Guerlesquin. De 1876 à 1910, il exerce la profession de notaire à Pleyber-Christ.
• Jean Henry François LE FLOC’H, fils de Pierre Marie et de Marie Anne Kervern, naît le 13 août 1827 à Daoulas. De 1884 à 1908, il exerce la profession de notaire à Sizun.

→→ Propriétaire à Hanvec →→


Article mis en ligne le 10 juin 2021, dernière mise à jour le 21 février 2022.