Généalogie Kerneis

1890. Procès pour vol

 

François Liziart, un de mes arrière-arrière-arrière-grands-pères est victime d’un larcin le 25 juillet 1890.
Son neveu François-Louis Liziart a pénétré dans sa maison et chapardé quelques objets et un peu d’argent.
L’affaire est jugée en Cour d’Assises.
Bien que le prévenu ait reconnu les faits, il est relaxé.
Sans doute a-t-il un bon avocat !
 

Cour d’Assises du Finistère
4e session de 1890.
Audience du 17 octobre 1890.
3e affaire. — Liziart, François-Louis, âgé de 25 ans, cultivateur à Lannédern, est accusé d’un vol d’objets mobiliers commis dans les circonstances suivantes rapportées dans l’acte d’accusation :
Le sieur François Liziart, âgé de 72 ans, cultivateur au village de Leur-ar-Ménez, commune du Tréhou, avait, dans la matinée du 25 juillet 1890, quitté son domicile après avoir fermé à clef la porte de sa maison et s’était rendu dans un champ du village du Trév.
Dans l’après-midi, il fut prévenu qu’un malfaiteur s’était introduit dans sa maison.
II s’y rendit aussitôt et, à son arrivée, il constata que la porte d’entrée était ouverte ; en outre, son armoire, qu’il avait formée à clef le matin, était fracturée ; la serrure en était complètement forcée et une somme de 19 francs, qui se trouvait enfermée dans un tiroir, avait était soustraite ; un portefeuille contenant un acte obligatoire de la somme de deux cents francs souscrit à son profit et diverses quittances, une bouteille d’eau-de-vie et quatre cuillers on fer avaient également disparu.
Ses soupçons se portèrent immédiatement sur son neveu, Liziart, François-Louis, qui avait été vu, ce même jour, rôder auprès de sa maison.
Arrêté quelques jours plus tard, l’accusé a reconnu lo vol qui lui est reproché, prétendant toutefois n’avoir pas soustrait los cuillers et avoir ouvert la porte de la maison, qui tombe de vétusté, en soulevant les battants.
Dans cette affaire comme dans la précédente, M. le substitut Mallet requiert une condamnation exempte de sévérité.
Me Couchouron n’a pas de peine à concilier l’indulgence du jury en faveur de son client. Il conclut à un acquittement d’autant plus nécessaire que le préjudice est insignifiant, que la victime est l’oncle de l’accusé et que ce dernier, qui a servi dans les équipages de la Flotte, dont le passé est tout d’honneur et de probité, ne mérite pas d’aller croupir dans une maison centrale.
Le jury, partageant l’avis du défenseur, ne fait qu’entrer et sortir de la salle des délibérations, rapportant un verdict d’acquittement en faveur de Liziart, qui est remis en liberté.

Archives départementales du Finistère, Le Finistère, 18 octobre 1890.

 

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Article mis en ligne le 20 juin 2016, dernière modification le 20 juillet 2022.