De Taupont à Hanvec, de Californie à Menez Meur. La vie de Julien Prioux

1857. Une étonnante description du domaine !

Le 1er août 1857, Charles Demolon a besoin d’obtenir des crédits auprès de son banquier. Pour garantie il lui transmet une description de ses biens dans laquelle on constate qu’il a quelque peu enjolivé la description de Menez Meur ! Nous découvrons cela par un échange de correspondance en 1863 entre le banquier, Charles Le Ray de Rennes, et le notaire de Charles Demolon, Me Le Floc’h de Hanvec.
Le 29 octobre 1863, Charles Le Ray transmet en effet ces éléments à Me Le Floc’h et lui demande quelle est la valeur réelle de la propriété. Il évoque la possibilité d’une vente... Une annotation en marge du courrier indique que le notaire lui a répondu le 23 novembre 1863 après avoir visité les lieux. Hélas nous n’avons pas retrouvé cette réponse, mais nul doute que la supercherie ait été dévoilée !

Voici les éléments communiqués par Charles Demolon à Charles Le Ray : on peut y lire que la majorité des terres du domaine sont cultivées, qu’il y a des terres labourables de grande superficie, des prairies, des bois...
 

La propriété de Menez Meur ou Douar Kerliver, située commune de Hanvec, canton de Daoulas, arrondissement de Brest, à 6 kilomètres du port du Faou, consistant en bâtiments de fermiers et d’exploitations, jardins, terres, prairies, bois et friches, maison de garde avec écurie.
Elle se divise en six grandes pièces de terre dont deux de la contenance d’environ 20 hectares chacune de terre labourable et prairie. Une troisième pièce d’environ 22 hectares en cultures pastorales, la quatrième en terre labourable et semis de bois, et la sixième en bois et friches. Deux chemins de service desservent la propriété.
Elle est close dans tout son pourtour d’un mur de terre avec double fossé. Elle est limitée au nord et à l’est par le chemin vicinal de Landerneau à Pleyben, au sud par un chemin allant de Pleyben à Menez Cain, et enfin à l’ouest par un chemin dit Hent ar Kivigerien.
Elle ne doit aucune servitude.
Elle contient 149 hectares de superficie.
Elle est bornée à l’est par le rocher de Roc’h Plat et chemins qui s’y joignent jusqu’à la croix du Goff et l’un de ces chemins dit Hent ar Kivigerien jusqu’à la croix de Guennec, au sud par chemin de Landerneau à Quimper dit Enchoumeur Izella jusqu’à Roc’h ar Coat, et depuis Roc’h ar Coat, en continuant vers le levant jusqu’à Roc’h ar Quezec ; et au nord par chemin dit Hent ar Coat, à prendre depuis Croas ar Guennec vers Le Faou et Daoulas jusqu’à Roc’h Plat.

Archives départementales du Finistère, 96 J 11, 1er août 1857.
→→ Entre 1867 et 1872. Un deuxième corps de ferme →→


Article mis en ligne le 10 juin 2021, dernière mise à jour le 26 février 2022.